Le chroniqueur de TPMP n’hésite pas à dire que ses enfants n’ont pas une grande culture générale !

A l’occasion de la publication de son livre “Je vous ai tant aimés”, dédié à ses grands-parents, Benjamin Castaldi s’est confié à nos confrères de France Dimanche. Le chroniqueur de TPMP a révélé trouver ses propres enfants complètement incultes !
Benjamin Castaldi n’est autre que le petit-fils des illustres acteurs que sont Simone Signoret et Yves Montand. Au sein de la rédaction nous, on adore ces deux acteurs phare du cinéma français ! L’ancien présentateur de Secret Story a voulu leur dédier un ouvrage. Son livre “Je vous ai tant aimés” retrace leur vie à travers l’histoire mais il livre aussi des anecdotes intimes de leur famille.

“Ils sont la génération wesh.”

A l’occasion de la promotion de cet ouvrage, Benjamin Castaldi a taclé sa descendance au cours d’une interview pour France Dimanche. S’il pouponne actuellement son cadet, Gabriel, 5 mois, il est aussi le père le Julien, 24 ans, de Simon, 20 ans et d’Enzo, 16 ans. Et ce père de famille nombreuse se dit tout simplement “accablé par le néant culturel abyssal” des plus grands. Pour preuve, reconnaît-il, “c’est terrible à dire“, mais Simone Signoret et Yves Montand “ne leur évoquent absolument rien”. “Ils sont la génération wesh. Heuss l’Enfoiré et autres Booba, donc Simone Signoret et Montand sont pour eux des diplodocus“, ajoute-il plein de regrets.

Il explique ainsi que “comme tout le monde, ils ont vu La folie des grandeurs”. Mais “ça s’arrête là“.”Mon aîné, par exemple, qui bosse pour une boîte d’influenceurs, n’est pas dans un environnement intellectuel qui le fait s’interroger sur ses aïeux. Ils sont très bien ces influenceurs, mais ce ne sont pas vraiment des références en termes de culture et d’histoire“. Il n’hésite pas à se moquer gentiment d’eux. “Avant qu’ils prennent un camembert au Trivial avec moi, il va se passer du temps !”, plaisante-il ainsi.

“C’était le néant intellectuel et ça les inquiétait.”

Mais le fidèle collègue de Cyril Hanouna tente de relativiser. “Quand j’étais petit, mes grands-parents étaient totalement abasourdis et même très inquiets de voir que ma culture se limitait, comme beaucoup de gamins de mon âge à Goldorak, Capitaine Flam, Candy et le Club Dorothée“. Il poursuit : “pour mes grands-parents, c’était le néant intellectuel et ça les inquiétait. Du coup, cela me fait relativiser aujourd’hui…”

Mais ce qui l’a poussé à écrire ce livre, c’est justement ses enfants. Malgré ses reproches envers sa progéniture, cet ouvrage se veut avant tout un cadeau pour eux. « Dans une famille, il faut un passeur d’histoire, un relais. C’est moi. Signoret et Montand ont été des témoins majeurs de leur époque, au-delà de leur carrière artistique. Mon rôle est de le rappeler. », avait-il en effet confié à La.

« Ils se sont racontés, chacun dans une autobiographie, mais je voulais aller plus loin et faire l’effort de mieux les connaître. », justifie-t-il par ailleurs. « J’ai déroulé le fil », continue Benjamin Castaldi auprès de nos confrères de la Nouvelle République. « Cela a été passionnant pour moi. Comme en plus, je suis un fan de cinéma, cela a été un plaisir et cela m’a permis de faire redécouvrir un Montand qui travaillait beaucoup, toujours, et ma grand-mère qui, pour moi, était une grande actrice, une écrivaine aussi, mais un peu moins populaire que lui. » Il fallait en quelque sorte boucler la boucle » : savoir trouver le juste ton pour leur rendre hommage tout en gardant la vérité de leur histoire.

Montand, ce monstre du cinéma français !

« Montand reste une figure de cinéma, même si une grande partie de sa carrière a été consacrée à la chanson et au music-hall. C’était un homme de scène. Et puis il y avait leurs engagements, politiques et humanitaires. J’ai vu ma grand-mère distribuer de la nourriture aux boat people, de l’aide alimentaire en Pologne. Elle ouvrait sa maison. »

A tout juste 50 ans, Benjamin Castaldi se sent serein mais nostalgique.« Je n’ai plus de regrets. Aujourd’hui, j’ai complété le puzzle.» Sa grand-mère Simone Signoret a disparu en 1985. Yves Montand en 1991, il y a tout juste 30 ans. « Je me suis parfois demandé : qu’est-ce qu’elle en penserait ? Notamment au moment du Loft. Je me dis que s’ils avaient vécu plus longtemps, ma vie aurait été différente. Déjà, je crois que j’aurais fini mes études et je n’aurais peut-être pas fait de télé. Mais je suis fier de ce que j’ai fait. »